Résumé de la réunion au NIAO

Bonjour à tous,

Suite à la réunion de présentation de l’UOA et du GSOAE aux étudiant stagiaires du NIAO le 22 mars 2018, nous vous proposons un compte rendu des points abordés, des questions récurrentes et leurs réponses. Nous avons l’intention de passer dans toutes les écoles à la rentrée, afin de vous présenter notre syndicat et nos projets. Nous vous invitons à commenter, ou à nous envoyer par mail ou message privé Facebook toutes les questions en relation ou non avec cette réunion et si vous souhaitez ré aborder des thèmes cités ci-dessous.

Lors de cette réunion, François Lecuyer président de l’UOA était présent afin de redéfinir les actions et les projets de l’UOA.

Tout d’abord, il a été important de préciser la nécessité de mobiliser les étudiants stagiaires de toutes les formations pour s’investir dans la reconnaissance du métier ; mais aussi l’importance de ne pas se fier aux dires de certaines personnes sur les réseaux sociaux, qui sont devenus un vrai moyen d’intoxication pour laquelle l’ostéopathie animale et les associations de toutes sortes sont victimes.

Nous sommes revenus sur l’importance d’intégrer une association dans le but de construire un métier et non des actes comme le sont, nous vous le rappelons, cités dans les décrets. C’est pour nous d’une importance primordiale de créer une profession reconnue en ostéopathie animale, car il s’agit d’un métier à part entière d’une richesse incroyable, qui ne peut pas se réduire à des actes de médecine des animaux.

Nous avons ensuite abordé un 2ème point qui est celui de l’exclusivité. En effet en 2015 le SFOAE a réussi à obtenir un RNCP qui définie aux yeux du ministère du travail un métier d’ostéopathe animalier. Or, avec les décrets et les examens vétérinaires mis en place l’ostéopathie animale devient vétérinaire, et perd donc son indépendance et sa légitimité. Nous considérons que les personnes ayant un diplôme autre que celui d’ostéopathe animalier, mais réalisant des actes d’ostéopathie animale ne sont pas ostéopathe animalier. De la même manière que ces examens vétérinaires ne font pas de nous des ostéopathes.
C’est un métier à part entière avec de multiples facettes, qui ne peut pas être réduit à des actes. De même qu’une personne réalisant des soins qualifiés d’actes vétérinaires, n’est pas vétérinaire pour autant.

Nous sommes d’accord avec la volonté de contrôler la sécurité de l’animal mais ce n’est pas pour cela que la profession doit être subordonnée à une autre, et nous considérons que l’évaluation des compétences vétérinaires en ostéopathie animale n’a pas lieu d’être sachant qu’il s’agit de 2 métiers totalement différents.

C’est pour cela que nous agissons pour faire en sorte que notre RNCP soit reconnu par le ministère de l’agriculture puisqu’il est reconnu par le ministère du travail et a donc une vraie valeur, et pour que grâce au SFOAE, nous construisions le premier référentiel métier de l’ostéopathie animale.

Dans ce but, l’Union est devenu une Fédération. Ainsi, chaque syndicat à sa propre autonomie afin de regrouper les gens qui souhaitent avoir un métier. Cette fédération permettra aussi d’aider au mieux les personnes dans leur préparation à l’examen, et de les accompagner lors de leur passage, mais aussi de défendre ceux qui seront attaqués pour non passage de l’examen.

Le GSOAE a été créée dans le but de construire une force qui permettra de représenter les étudiants stagiaires, pour que les écoles progressent avec une vision claire du métier. Les étudiants représentent une force très importante, il s’agit du nombre le plus important, ce qui fait de nous les acteurs principaux dans les formations, mais aussi dans les associations qui portent les formations et l’ostéopathie animale.

Adhérer au GSOAE c’est faire ce que le ministère de l’agriculture demande et attend : une parole unitaire qui vise à poser un métier. C’est une parole qui sera indépendante au comité de pilotage, avec sa propre autonomie.

Les questions qui nous ont été posé :

  • Pourquoi l’exclusivité, et ne pas vouloir que les vétérinaires fassent de l’ostéopathie animale ?

Nous ne sommes pas du tout opposé à ce qu’ils pratiquent des actes d’ostéopathie animale, un vétérinaire peut faire de l’ostéopathie mais n’est pas ostéopathe animalier pour autant, il s’agit d’actes et non de métier.

  • Une personne faisant parti de l’UOA dit sur les réseaux que les vétérinaires peuvent être ostéopathes animaliers, l’UOA n’est donc pas prise au sérieux.

Nous revenons sur la dangerosité des réseaux sociaux, ce n’est pas parce qu’une personne dit quelque chose, que cette personne porte les idées de l’UOA. Certains de nos adhérents ne sont pas d’accord avec toutes nos idées, et c’est cela qui fait la richesse de l’Union, et qui enrichi les dialogues notamment lors des Assemblées Générales.

  • Pourquoi faire parti du comité de pilotage ?

Faire parti du comité de pilotage est important pour la construction d’un référentiel pour les examens, et pour dialoguer et discuter de ce référentiel. Mais nous rappelons que nous ne pourrons pas prendre de décision, nous serons juste là pour écouter et participer.

  • Mais du coup, la bataille n’est-elle pas perdue d’avance ?

Nous attendons la réponse de notre recours en contentieux, et nous vous transmettons les paroles que nous a donné notre très bon avocat qui nous a dit « lorsque les recours seront donné par le conseil d’état ce ne sera pas la fin, mais le début » nous sommes donc au début du combat.

  • L’OAE veut aussi une profession, ne serait-ce pas un but commun, et juste des moyens différents d’y arriver, pour eux en l’occurrence sans attaquer directement ?

Nous vous rappelons que l’heure n’est pas aux concessions puisque l’on nous a bien faire comprendre que le CNOV n’en fera pas. La discussion n’est pas du tout coupée mais comme dit précédemment, nous avons le droit de discuter et de donner nos idées, mais elles ne sont et ne seront absolument pas pris en compte. Nous sommes encore une fois, pour garder ce dialogue et l’entretenir le plus possible. Mais nous refusons d’être des personnes réalisant des actes d’ostéopathie animale, et préférons assurer nos arrières n’ayant aucune garantie d’évolution en ce sens.

De plus, il existe déjà 14 formations valables en ostéopathie animale, les ostéopathes humains et les vétérinaires ont et sont toujours en train d’en créer, le marché sera alors saturé dans 10 ans, argument de plus à rajouter à l’exclusivité.

Voilà les points principaux abordés lors de cette réunion, n’oubliez pas de nous donner votre retour. Nous vous remercions de votre lecture !

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